Pourquoi on continue d’imprimer : imprimer moins, mais mieux !
À l’heure du tout digital, on pourrait croire que l’impression appartient au passé. Pourtant, nous continuons de croire que le print garde une place forte dans les stratégies de communication. Pourquoi ? Parce qu’un bel objet ne se scrolle pas, ne se ferme pas en un clic et ne disparaît pas dans une boîte mail saturée. Nous croyons à l’objet. À ce qu’il véhicule, à ce qu’il raconte, à ce qu’il laisse comme souvenir. Imprimer aujourd’hui, ce n’est plus produire en masse : c’est créer un support qui marque, qui reste, et que l’on n’oublie pas.
Poursuivre l’expérience : quand le print prolonge le digital
Le print n’est plus opposé au digital, il le complète. Il permet de prolonger une expérience, de la rendre tangible, mémorable, presque collectionnable. Dans l’univers du gaming par exemple, l’expérience hybride est devenue une évidence. On ne se contente plus d’un univers en ligne : on veut le prolonger dans le réel. Cartes à jouer, éditions limitées, objets collectors, stickers, affiches… le physique devient une extension naturelle de l’expérience digitale.
Cette approche ne concerne pas uniquement le gaming. Aujourd’hui, une marque cherche à créer une expérience globale, qui ne s’arrête pas à un site internet ou à une campagne digitale. Une carte de visite bien pensée, un flyer créatif, un sticker que l’on garde, un support que l’on affiche sur un bureau ou que l’on emporte avec soi : tout cela participe à la relation avec la marque.
Le print devient alors un prolongement concret de l’univers de marque. Il permet de créer du lien, de la surprise et de l’attachement. Il donne de la valeur à ce que l’on reçoit, parce qu’il engage un autre rapport : on touche, on conserve, on transmet.
Pourquoi imprime-t-on moins ?
Le constat est pourtant clair : les volumes d’impression reculent. En 2023, les données montrent une baisse de 10 à 20 % selon les secteurs. Entre la hausse du coût du papier, la digitalisation des contenus et la montée des réflexes éco-responsables, l’impression n’est plus systématique. Le fameux « n’imprimez plus cet email » est devenu un symbole. Les entreprises rationalisent, limitent les volumes, questionnent l’utilité réelle de chaque support. Et c’est une bonne chose. Avant, on imprimait souvent en grande quantité, sans toujours penser à l’usage final. Les documents étaient stockés, distribués massivement, parfois peu consultés, voir même jetés. Aujourd’hui, les demandes sont plus précises, les quantités plus justes, parfois en publipostage adressé directement aux bons destinataires.
On ne cherche plus à imprimer beaucoup, mais à imprimer juste.
Cette évolution pousse le secteur à se réinventer : impression numérique plus agile, impression durable, nouveaux matériaux, matières recyclées, objets responsables, goodies utiles et pensés pour durer. L’enjeu n’est plus la quantité, mais l’impact. Choisir un objet annuel pertinent, un support qui traverse le temps, un format qui a du sens : voilà la vraie différence.
C’est aussi ce que l’on observe sur des projets comme les rapports annuels. Longtemps incontournables, ils sont aujourd’hui plus rares, car plus lourds à produire, plus coûteux et plus exigeants en ressources. Pourtant, lorsqu’ils sont bien pensés, ils deviennent bien plus qu’un document institutionnel : un véritable objet de communication. C’est le choix que nous avons fait avec le rapport annuel de Constructys. Depuis trois ans, nous concevons un rapport annuel pensé comme un bel objet, cohérent avec leur positionnement d’OPCO n°1 de la transition écologique. Un support qui ne se contente pas d’informer, mais qui incarne une ambition, crée un rendez-vous et reflète les valeurs de la marque.
Le print reste une signature
Exclure totalement l’impression de sa communication serait une erreur.
Même si le print est en net recul, il reste un levier puissant de différenciation. Un support imprimé se remarque davantage, se garde plus longtemps, crée une relation plus directe et plus émotionnelle avec son destinataire. On retient ce que l’on touche. On garde ce qui a de la valeur. On se souvient de ce qui a été pensé pour durer.
Imprimer aujourd’hui, ce n’est pas revenir en arrière. C’est faire un choix stratégique : celui de créer moins de supports, mais de meilleurs supports. Des objets utiles, désirables et mémorables. Des objets qui continuent de parler, même longtemps après avoir été reçus.
Et vous, quel est l’objet publicitaire imprimé le plus fou que vous ayez réalisé ?
De notre côté, difficile d’oublier les tongs créées pour l’ANMSM,
Association Nationale des Maires des Stations de Montagne.
Pour toute idée un peu folle, un objet à imaginer ou une impression hors cadre, demandez-nous. On aime les challenges.